Un faux footballeur professionnel accusé d’avoir escroqué une dizaine de femmes à Paris
Dans les clubs les plus prestigieux des Champs-Élysées, un homme d’une trentaine d’années s’est fait une réputation cet été. Derrière le vernis du luxe et des nuits parisiennes, se cachait pourtant un tout autre visage. Entre juillet et août, plusieurs femmes ont découvert la face sombre de celui qui se présentait comme un footballeur professionnel fortuné.
Une quinzaine de plaintes déposées en un mois
Moulaye N., 32 ans, fait aujourd’hui l’objet d’une quinzaine de plaintes consultées par Le Parisien. Les faits reprochés à ce trentenaire sont particulièrement graves : escroquerie, extorsion, blanchiment et violences volontaires. Une série d’accusations qui contraste violemment avec l’image soignée qu’il cultivait dans le VIIIe arrondissement.
Les dépôts de plainte se sont succédé entre fin juillet et fin août, révélant un mode opératoire rodé. Au moins une dizaine de jeunes femmes auraient été victimes de ses agissements, selon les éléments recueillis.
Le roi des soirées parisiennes
Matignon, L’Arc, Boum Boum : ces établissements huppés du quartier des Champs-Élysées ont été le terrain de chasse privilégié du suspect. Présenté comme un « pseudo footballeur pro » et un « grand séducteur », il était devenu un « habitué des établissements huppés de la capitale ».
Sa « silhouette longiligne, sourire éclatant et entregent remarquable » lui ont permis de s’imposer comme « l’une des figures les plus en vue des soirées parisiennes » durant l’été. Dans ces lieux prisés de la jet-set, il était accueilli comme un « meilleur client ».
Des méthodes d’escroquerie sophistiquées
Sous le « masque du fêtard fortuné », Moulaye N. aurait mis en place un système basé sur de « faux virements » et des « manipulations mentales brutales ». Ces techniques lui auraient permis de tromper la confiance de ses victimes pendant plusieurs semaines.
L’accumulation des plaintes révèle désormais l’ampleur présumée de la tromperie. Les enquêteurs doivent maintenant démêler les différents dossiers pour établir la réalité des faits reprochés à ce trentenaire qui incarnait l’image même de la réussite dans les nuits parisiennes.

